Précautions à prendre avant de se faire tatouer

 

En premier lieu, réfléchissez bien. Un tatouage est indélébile, ne vous faites pas graver la peau sur un coup de tête, ou un coup de cœur. Ainsi, repensez-y à deux fois avant de vous faire tatoué une connerie genre un zizi où autre  au creux de votre bras. De même, il va de soi qu’il serait stupide de vous faire tatouer un symbole ou une ligne d’écriture dont vous ignoreriez la signification. Vous risqueriez de le regretter, voire de choquer !

Pour bien choisir votre tatoueur, vous pouvez tout d’abord vous informer sur Internet et lire les avis laissés par les clients. Ensuite, n’hésitez pas à regarder de près le style de l’artiste et la façon dont il dessine les motifs. Presque tous les tatoueurs possèdent de gros albums photos, qu’il vous suffira de feuilleter.

Soyez vigilants avec l’hygiène, le studio doit être propre, les aiguilles neuves et le matériel stérilisé. La santé n’a pas de prix, ne faites pas l’impasse sur ces quelques règles de base afin d’économiser de l’argent en voyage. Dans le doute, passez votre chemin. Vous pouvez également demander aux locaux qui revêtent des tatouages quels artistes recommandent-ils. Enfin, prenez votre temps, rien ne presse et dans la précipitation, vous risqueriez de commettre une belle erreur. Soyez prudent, faire un tatouage en voyage peut laisser un excellent souvenir, comme virer au cauchemar.

 

Entretenir son tatouage en voyage

Dernier point important de cet article, il est primordial d’entretenir quotidiennement votre tatouage en voyage, même si les conditions sont parfois spartiates. Respectez les recommandations de votre tatoueur. En Thaïlande, l’artiste que j’avais choisi m’a confié les conseils suivants :

  • Juste après la séance de tatouage, emballez un film plastique autour du motif durant 2h max (certains recommandent trois jours, mais je vous conseille à appliqué ses conseils)  on ne remettra plus de film ou de pansement ensuite : laissez-le respirer.

 

  • Ensuite, rincez à l’eau claire et laissez à l’air libre et il faut nettoyer le tatouage matin, midi (si possible) et soir avec du savon au ph neutre en frottant doucement avec la main (pas les ongles) puis laisser sécher à l’air libre. Deux fois par jour, hydratez la peau avec une crème (et des mains propres), de l’huile pour bébé, cela rend la peau plus douce où la crème par de l’huile de coco 100% naturelle, pour le même effet, en plus c’est extra pour la peau. Il faut appliquer  la crème (je vous conseil aussi  Bepanthen, mais il y en a d’autres) après avoir nettoyé. Et à la maison ou dès que possible : on le laisse à l’air libre, sans vêtement et on le laisse tranquille (et on ne rase pas cette zone avant la cicatrisation).

 

  • Mais attention, pas de grosses couches de crème, il faut bien la faire pénétrer sinon :Le tatouage cicatrisera mal. Le tatouage risque de rejeter de l’encre. Les bactéries risquent de se développer.

 

  • Protégez le motif du soleil.

 

  • En cicatrisant, le tatouage va vous démanger, c’est bon signe mais : ne grattez pas !

 

  • Il faut éviter la poussière, l’eau (en dehors de la douche of course), le soleil,… si c’est impossible, protégez au mieux votre tatouage avec un vêtement ample par exemple.

 

 

 

Le tatouage Sak Yant en Thaïlande

Le Sak Yant – aussi connu sous le nom de Yantra – est un tatouage aux pouvoirs magiques caractéristique de la Thaïlande. Le terme, dérivé du Sanskrit, signifie « tatouage (sak) de prière sacrée (yantra) ». Conformément à la tradition, les motifs gravés à même la peau sont réalisés par des moines bouddhistes ou des prêtes brahmanes appelés wichas, seuls capables de conférer au tatouage ses propriétés surnaturelles.

 

 

Le tatouage traditionnel thaïlandais est connu et reconnu dans le monde entier, et ce à juste titre (le même type de tatouage est également présent dans d’autres pays d’Asie du Sud-Est). Appelé Sak Yant, il arbore comme principale signification la protection. Il existe de nombreux motifs sacrés, qui deviennent de plus en plus à la mode. À l’origine, ils étaient gravés dans la peau par les moines bouddhistes, à l’aide d’une longue tige de bambou (le sak mai). Au temple, des prières (les mantras) étaient alors énoncées afin de donner au Sak Yant tous ses pouvoirs. À l’heure actuelle, même si elle persiste dans quelques villes du pays, la technique disparaît peu à peu au profit de la modernité.

Un temple reste pourtant connu pour se faire tatouer de façon traditionnelle : le Wat Bang Phra, devenu touristique depuis qu’Angelina Jolie s’y est faite tatouer. Situé à environ 60kms de Bangkok, il accueille toujours de nombreux visiteurs. Sachez qu’il en existe bien d’autres, mais que choisir cette option de tatouage vous expose au virus SIDA et aux hépatites. Jusqu’à l’heure d’aujourd’hui, il n’est pas prouvé que des contagions ont ainsi eu lieu, mais quand on sait que certains moines ne changent même pas l’encre du pot entre deux clients, on y réfléchit à deux fois, bien que l’expérience soit sûrement mystique

Attention à savoir : Enfin, pour conclure sur le tatouage en Thaïlande, sachez que le gouvernement interdit désormais aux touristes de se faire tatouer le portrait de Bouddha. Depuis quelques années, beaucoup de visiteurs s’étaient en effet faits tatouer en voyage cette image sacrée, une mode qui a fortement déplu aux Thaïlandais, bouddhistes pour la plupart. L’état a donc demandé aux différents studios d’appliquer strictement cette interdiction. Se faire tatouer un souvenir en allant à la rencontre des mœurs d’un pays n’aurait aucun sens, jouez donc le jeu également.

Le Ministère de la Culture aurait, ainsi, reçu de nombreuses plaintes de la part de Thaïs mécontents et choqués de voir des boutiques de tatouage locales proposer des tatouages de Bouddha et autres représentations religieuses pour des visiteurs qui ne sont pas Bouddhistes. Pour eux, les touristes considéreraient ces portraits comme des symboles non religieux et chercheraient uniquement à suivre une mode. Ils n’auraient, en aucun cas, conscience du besoin de la plus grande majorité des habitants de respecter la religion locale, et ne se rendraient pas compte qu’ils offenseraient hautement les croyants bouddhistes de la nation. Seul, un faible pourcentage des personnes qui se font tatouer un symbole Bouddhiste suivrait cette religion.

 

interdit

le portrait de Bouddha interdit de ce faire tatouer le Bouddha où avoir un tatouage de Bouddha en Thaïlande

 

Histoire des tatouages Sak Yant

 

Origines khmères

Le Sak Yant est apparu au Cambodge durant l’âge d’or de l’empire khmer. Réalisé en Khmer ancien, ils était principalement destiné à orner les corps des guerriers de l’époque afin de leur apporter force et protection.

Expansion

Au fil des siècles, cet art du tatouage sacré s’est progressivement étendu à la Thaïlande, au Laos, au Cambodge et au Myanmar. Aujourd’hui, c’est surtout au Pays du Sourire que l’on retrouve un engouement sans faille pour ce type de créations.

Variété des styles

L’écriture utilisée pour réaliser les motifs d’un Yantra varie en fonction des régions. Au Cambodge et dans le Centre de la Thaïlande par exemple, c’est le Khmer qui est utilisé pour tatouer les diverses incantations mystiques. Ces dernières sont généralement issues de prières Pali, agrémentées d’un zeste de chamanisme et d’animisme, et se présentent sous une forme pyramidale typique évoquant l’architecture des temples bouddhistes.

Propriétés ésotériques des Yantras

Les authentiques tatouages Sak Yant sont supposés bénéficier de pouvoirs magiques puissants apportant chance, force et résistance à leur porteur. En Thaïlande, les locaux les utilisent afin de parer les divers coups du sort – comme par exemple les agressions ou encore les accidents de la route – et tenir à distance les esprits malins ainsi que la poisse.

Vous noterez ici que les différents designs sacrés relatifs au Yantra sont également utilisés lors de la réalisation de vêtements ou de bijoux, afin de leur conférer les mêmes propriétés magiques.

L’art de tatouer des incantations magiques

Un authentique tatouage Sak Yant doit être réalisé par un moine bouddhiste ou un prêtre brahmane qualifié appelé wicha. Certaines rumeurs indiquent que des ermites des montagnes du Nord de la Thaïlande seraient également capables de les réaliser selon les rites consacrés.

GRANDS MAÎTRES TATOUEURS

A l’origine, les “Sak Yant” étaient réalisés dans les Wats bouddhistes, les moines se faisant tatouer des textes religieux par de grands maîtres en guise de protection. Ils employaient des aiguilles de bambou traditionnelles, ce qui occasionnait une douleur bien supérieure à celle d’un tatouage réalisé à l’aide d’une machine moderne. Le moine tatoué rentrait en transe durant la réalisation du “Sak Yant” et ne ressentait aucune souffrance. Au fil du temps, de nombreux soldats thaïs ont visité ces temples afin de se faire tatouer différents motifs ayant le pouvoir de protection, invisibilité et force.

Les premiers “Sak Yant” ont été réalisés dans les temples Bouddhistes, les moines se faisaient tatouer des textes religieux par de grands maîtres en guise de protection. Au fil du temps, de nombreux soldats ont visités ces temples afin de se faire tatouer différents motifs ayant le pouvoir de protection, invisibilité et force (une légende Thaïe raconte que la Thaïlande n’a jamais été occupée car les soldats sont des “guerriers fantômes” impossibles à voir ou à tuer grâce à leur tatouage de protection). Afin que cette protection soit effective, chants et prières doivent accompagner la séance de tatouage.

Méthode de réalisation

Le processus de création peut être assez douloureux puisque le tatouage est réalisé de façon artisanale, à l’aide d’aiguilles de bambou traditionnelles. Cependant, si le rituel est mené par un religieux compétent, le tatoué doit normalement rentrer en transe durant la réalisation de son Sak Yant et donc ne ressentir aucune douleur.

Beaucoup d’Européens pensent que les motifs dessinés par les wichas ne sont qu’un enchevêtrement de symboles aléatoires, associés à des formes géométriques sans queue ni tête, le tout sur fond d’incantations religieuses à peine articulées. C’est une erreur ! Chaque inscription est placée avec précision, selon les règles d’un schéma global complexe qui assure les propriétés ésotériques du tatouage.

 

Les festival du Wat Bang Phra

Chaque année, plus de 10.000 personnes se rassemblent au Wat Bang Phra (วัดบางพระ), un temple bouddhiste dans la disctrict de Nakhon Chaisi dans la province de Nakhon Pathom, à 50 kilomètres de Bangkok.

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Les Sak Yants sont des tatouages traditionnels thaïlandais gravés dans la peau par des moines bouddhistes et qui sont censés apporter protection et chance.

La veille de la grande cérémonie de recharge magique des tatouages sacrés, le jour J, un groupe de de maîtres et de moines bouddhistes se réunissent au temple pour appliquer 1000 tatouages nouveaux. Je me dois de préciser pour ceux qui seraient intéressés que les conditions d’hygiène ne sont pas aussi strictes que dans un salon de tatouage et que donc ce n’est pas sans risque.

Merci et à bientôt sur Bestfynd.com

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